Rencontre d’échange sur l’intégration de la dimension genre dans la couverture médiatique des élections au Burundi

Dans le but de contribuer à la participation des femmes et des jeunes dans le processus électoral, dans les instances de prise de décision et dans les mécanismes de paix et de sécurité, l’Association des femmes journalistes AFJO en collaboration avec le CNC, a organisé en date du 26 mars 2020 à la Maison de la presse, une rencontre d’échange avec les responsables des médias sur les principes de couverture médiatique des élections avec la prise en compte de la dimension genre.

Dans son discours d’ouverture, le Président du CNC, Monsieur Nestor Bankumukunzi, a noté la faible présence des femmes dans les médias soit en tant que journalistes ou personnes ressources, d’après les rapports produits trimestriellement par cette institution. Il a par cette occasion félicité l’AFJO pour l’organisation d’une telle activité.

Au cours de cette rencontre, il y a eu deux communications à savoir le Code de conduite des médias et des journalistes en période électorale ainsi que la couverture médiatique des élections sensible au genre.

S’agissant du Code de conduite, le Vice-président du CNC, Monsieur Laurent Kaganda a particulièrement interpellé les responsables des médias à faire attention à la «période de silence» à savoir la période comprise entre la fin de la propagande et le jour du scrutin et ne pas se laisser manipuler par les politiciens.

Les participants à la rencontre  ont appris qu’une couverture médiatique sensible au genre est une prise en compte des hommes et des femmes et filles (et d’autres catégories comme les personnes handicapées, les personnes vulnérables, etc.) en amont et en aval de l’information et il leur a été donné des astuces pour bien préparer une production médiatique sensible au genre.

Au moment des échanges, certains participants ont fait remarquer qu’il arrive que toutes les personnes ressources auxquelles on a recours pour traiter une information soient des hommes. Madame Agathonique Barakukuza de l’AFJO a suggéré que dans des cas pareils les femmes soient associées au moment d’équilibrer l’information pour connaître leur point de vue. Elle leur a aussi conseillé que dans les organes de presse les jeunes filles journalistes soient intéressées assez tôt au sujet  politique.

Les participants ont recommandé que dans toutes les futures activités liées à la prise en compte du genre il soit toujours donné une définition précise de ce concept, assez vague pour la plupart des gens, afin qu’une fois bien assimilé ce concept soit bien intégré dans les diverses productions médiatiques.

La rencontre a été clôturée par un mot de remerciement de Madame Diane Ndonse, présidente de l’AFJO et plus particulièrement à l’endroit du CNC qui a collaboré à cette activité.